22 mai 2010 | Dans Critiques

Critique : L’élite de Brooklyn

titre l'élite de Brooklyn

Après plusieurs succès comme Training Day ou Les larmes du soleil, Antoine Fuqua revient derrière la caméra avec L’élite de Brooklyn, un film sombre et efficace qui vous plonge au coeur de la vie des policiers dans un des districts les plus dangereux de Brooklyn, à New York.

Eddie est flic désabusé. Après 22 ans de carrière et à 7 jours de la retraite, il se voit confier une dernière mission qui ne l’enchante guère : former de jeunes policiers sorti de l’école. Suicidaire et déprimé, il tente tant bien que mal de calmer les ardeurs des jeunes officiers qui veulent en découdre, ignorant que ce métier les brisera ou les tuera.
Tango
est un flic infiltré depuis plusieurs années chez des trafiquants de drogue, ce qui lui a valu un séjour en prison et un divorce. Sur le point de craquer, il demande son extraction mais ses supérieurs veulent qu’il remette en prison Caz, le chef de la bande mais aussi l’homme à qui Tango doit la vie…
Sal quant à lui, travaille pour la brigade des stup’. Avec sa femme, ses 4 enfants et les 2 jumeaux en route, il ne parvient pas à s’en sortir et doit à tout prix déménager loin de sa maison délabrée. Face au mur, il décide de s’emparer du fric récupéré lors des descentes chez les dealeurs pour payer sa nouvelle maison…

L'élite de Brooklyn - image 01 L'élite de Brooklyn - image 02

Le destin de ces trois hommes va se croiser dans une cité de Brooklyn ou l’ordre et la loi ont disparu depuis bien longtemps. Tiraillés entre leur morale et leurs besoins, ils vont devoir faire des choix difficiles qui les mèneront toujours plus loin dans les ennuis.

Antoine Fuqua présente trois personnages au caractère différents mais qui sont tous liés par leurs démons. La vie de flic n’est pas facile et chacun en subit les conséquences à sa façon.  Tout homme a ses faiblesses. Le film qui dure 2h15 nous emmène jusque dans leur intimité et dans les moments difficiles. Malgré une narration assez classique (on passe d’un personnage à l’autre et la tension monte crescendo) et un rythme parfois trop cassé, L’élite de Brooklyn possède une histoire efficace avec une dimension psychologique forte qui pousse le spectateur à s’interroger sur la façon dont il aurait réagit s’il avait été à leur place. L’action surgit aux bons moments et toujours avec force et violence. Âmes sensibles, s’abstenir. Le film est d’ailleurs interdit aux moins de 12 ans en salle.

L'élite de Brooklyn - image 03 L'élite de Brooklyn - image 04

J’ai apprécié la séance, malgré les quelques désagréments occasionnés par les deux seules autres personnes dans la salle (oui, on était 3 ! Un samedi matin à 9h20 après 2 semaines d’exploitation, il n’y a pas grand monde ^^ Je devrais le faire plus souvent) et par conséquent, je le recommande aux internautes qui aiment bien les polars de ce genre :)

Affiche L'élite de Brooklyn

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2 réactions sur “Critique : L’élite de Brooklyn”

  1. lorioss dit :

    Pas mal, mais trop noir pour pas grand chose. Les voyoux sont très méchants, et les flics sont des ripoux… Mouais…

  2. ethan dit :

    Une partie seulement :) Mais je pense qu’il s’agit bien d’une réalité et qu’on a beau les caricaturer dans certains films, il ne faut pas oublier qu’ils existent. Cette histoire les montre sous un jour différent. On est pas face à un flic ripou de base qui veut s’en mettre plein les poches.

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