L’année 2020 sera sans doute une année charnière dans le processus de déploiement de la 5G dans l’hexagone. De nombreux opérateurs ont été retenus pour mettre en œuvre ce réseau qui à terme, permettra à l’utilisateur de disposer d’une capacité mobile conséquente. Quelles sont les conséquences et perspectives de cette projection technologique en France ? Poursuivez votre lecture pour d’amples informations !

5G : quelle différence avec la 4G ?

L’engouement suscité par l’arrivée de la 5G en France n’est pas anodin. Elle fonctionne un peu différemment de la 4G. La couverture réseau est assurée au niveau de la 5G par un système hybride, composé de petites antennes mmWave plus proches des utilisateurs, et de grandes antennes MIMO installées très haut et un peu plus loin des centres urbains. Cette façon de faire facilite les extensions réseaux, et favorise une meilleure couverture du territoire.

La cinquième génération de réseaux GSM offre certains avantages par rapport à la 4G, avec laquelle les performances sont déjà assez éloquentes. Le petit temps de latence qu’elle offre par exemple est l’un de ses principaux avantages. Des spécialistes parlent d’ailleurs d’une latence divisée par 10, en ce qui concerne la 5G. Avec cela, l’intelligence artificielle devient plus facile, avec une excellente expérience utilisateur.

La cinquième génération mobile est énergétiquement plus économe. La raison évoquée est celle de la variété de terminaux pris en charge.  L’arrivée de la 5G est perçue comme un soulagement pour les utilisateurs, qui aspirent à plus de bande passante au niveau de leurs téléphones. En effet, le débit estimé de la 5G est proche de 10 Gb/s, débit que ne peut atteindre la 4G. Avec un simple forfait mobile, les abonnés pourront suivre des vidéos de grande taille en streaming, sans difficulté. La cinquième génération de réseaux mobiles évitera les congestions, puisque désormais un nombre élevé d’utilisateurs pourra se connecter sans pour autant dégrader la qualité du service.

L’arrivée de la 5G en France, mettra également fin au phénomène de réseau neutre. Il faut savoir que le réseau est conçu de manière à disposer de plusieurs fréquences, toutes 5G. Ces dernières seront désormais choisies en fonction du terminal, par conséquent de l’utilisation finale. Par exemple, les utilisateurs de téléphones intelligents ou de de montres connectées, n’utiliseront pas les mêmes fréquences 5G pour se greffer au réseau.

Où en est la 5G en France ?

L’implémentation de la 5G en France placée sous l’autorité de l’ARCEP, suit un planning bien défini. Le programme de l’arrivée de la 5G en France a débuté depuis l’année dernière. L’objectif fixé pour cette année 2020 est la couverture de cinq à dix villes françaises. Après la première phase d’allocation de fréquence qui s’est achevée le 25 février 2020, plusieurs opérateurs ont été retenus. Il s’agit d’Orange, SFR, Bouygues Télécom, et Free Mobile.

Selon le calendrier, la seconde phase d’attribution de fréquences qui consiste à distribuer aux opérateurs, onze blocs de 10 MHz, à raison de 70 millions d’euros le bloc, devrait se boucler en Avril. Ce processus débouchera  sur les premiers déploiements de réseaux et l’exploitation commerciale des premiers services commerciaux 5G vers juin 2020.

Ainsi, d’ici la fin de l’année 2020, l’arrivée de la 5G en France devra être effective dans les villes spécifiées selon le cahier de charges. L’évolution du programme se fera sentir dans les années à venir. En 2022 par exemple tous les opérateurs ayant reçu l’agrément doivent avoir installé 3000 sites 5G.

L’autorité prévoit également, de mettre à disposition des groupes pionniers, la bande de fréquence de 1,5 Ghz. Ces derniers devront aussi proposer dans la même année des services slicing. En 2024 une évaluation sera faite quant au nombre de sites déployés par opérateur. Celui-ci devra être supérieur ou égale à 8000, et tous les sites olympiques devront également être couverts.

Selon les prévisions, l’arrivée de la 5G en France sera entière en 2030 avec une large ouverture du territoire national. La grosse interrogation qui se dresse à la date d’aujourd’hui est l’impact qu’aura la pandémie du coronavirus sur ce calendrier qui se trouve dans une phase cruciale.

Le coronavirus ralentit l’arrivée de la 5G

A l’instar de tous les pays du monde, la France n’a pas été épargnée par la pandémie du coronavirus qui sévit actuellement. Le calendrier initialement prévu pour l’arrivée de la 5G a également pris un coup.

Il y a quelques jours, l’autorité de régulation a annoncé ne pas pouvoir boucler la deuxième phase d’octroi des fréquences 5G entamée il y a quelques mois et qui devait prendre fin en avril 2020. L’ampleur de la crise selon l’ARCEP, ne permet surtout pas de se projeter sur une date ou période précise de reprise du planning actuel.

Depuis quelques semaines l’Etat a décrété le confinement pour tous. Cette disposition serait donc violée si les réunions de l’ARCEP avec les opérateurs et les déploiements sur site se tenaient. Comme l’on pourrait le comprendre, il ne reste désormais qu’à espérer que la pandémie soit vite maîtrisée, pour que l’arrivée de la 5G mise en œuvre par les opérateurs, soit effective pour offrir aux utilisateurs finaux, les gros débits sur mobile, qu’ils espèrent tant.

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